Safran... ou faux
safran ?
Tout
ce qui est cher et précieux est sujet à fraude, c'est bien
connu. Le monde végétal n'y échappe pas. Et on pourra, si vous
n'y connaissez pas mieux, vous refiler du faux safran plutôt
que du vrai.
Voici quelques trucs utilisés pour augmenter le poids du
safran : ajout d'huile ou de glycérine, de fragments de fleurs
de carthame, évidemment, mais aussi de souci, de pavot,
d'oeillet d'Inde, des barbes (stigmates) de maïs... et même de
fibres de plastique coloré! L'adultération est encore plus
facile.
Fraude par adjonction de produits
végétaux
Vendu sous forme de poudre, on incorpore jusqu'à 100% de
curcuma, poudre jaune servant de colorant. D'autre part, les
étamines sont très souvent broyées avec les stigmates, d'où
une augmentation du poids non négligeable. D'autres plantes
peuvent intervenir pour la fraude sur les stigmates entières
comme le
carthame, le souci, ou les barbes de maïs.
Fraude par ajout de produits
chimiques
C'est la fraude des gros exportateurs. A la récolte on
récupère le style, partie de la plante sans intérêt, on le
colore chimiquement en rouge et on l'incorpore aux stigmates.
À l'achat de safran, voici
quelques conseils :
les stigmates de qualité sont d'un rouge sombre, longs, vous
devriez pouvoir distinguer la partie évasée de l'extrémité du
stigmate. Du blanc dans le lot est la base du style et du
jaune, les étamines, résultat d'un épluchage inhabile ou mal
intentionné. S'il y a des petites touffes de brins orangés,
c'est du faux safran, des fleurons de carthame; vous
obtiendrez de la couleur mais pas de goût.
Malheureusement, c'est surtout au moment du trempage que l'on
peut vérifier la qualité du safran qu'on a acheté : les
stigmates reprendront leur forme et conserveront leur belle
couleur, alors que les fragments frauduleux montreront leur
vraie nature.